grammaire de grec moderne


         
4 index
 
 
    Prononciation des lettres grecques
       


Grec moderne - Grec ancien - Principales abréviation - Ponctuation

 

 

 


 

Majuscules Minuscules

Lettres grecques & Exemples de mots

Son

Equivalents en français

Α α άλφα = alfa ανανάς -ananas Play Sound A comme en français
Β β βήτα = vi:ta βάρκα - barque Play Sound V comme Voiture
Γ γ γάμα = gama γάτα - chat Play Sound γ prononciation entre G et R, quelquefois Y comme Yiaourt
Δ δ δέλτα = dhèlta δώρο - cadeau Play Sound THe comme en anglais
Ε ε έψιλον=èpsi:lon Ελένη - Hélène Play Sound È comme lÈvre
Ζ ζ ζήτα = zi:ta ζωή - vie Play Sound Z comme Zèbre
Η η ήτα = i:ta ήλιος - soleil Play Sound I comme un I français long
Θ θ θήτα = thi:ta θάλασσα - mer Play Sound un peu comme THeater, THink en anglais
Ι ι γιώτα = yio:ta ικανός - capable Play Sound I comme un I français
Κ κ κάπα = kapa καλός - bon Play Sound K comme Kaolin
Λ λ λάμδα =lamdha* λουλούδι - fleur Play Sound L comme Le
Μ μ μι = mi μαμά - maman Play Sound M comme Manteau
Ν ν νι = ni νερό - eau Play Sound N comme Noix
Ξ ξ ξι = ksi ξύλο - bois (le) Play Sound KS comme taXi
Ο ο όμικρον=omikron όλος - tout Play Sound O comme Orange
Π π πι = pi πάγος - glace Play Sound P comme Patate
Ρ ρ ρο = ro ρολόι - montre (la) Play Sound R roulé comme à NaRbonne
Σ σ, ς (final) σίγμα = sigma*** σαπούνι - savon Play Sound S comme Système
Τ τ ταυ = taf τώρα - maitenant Play Sound T comme Tortue
Υ υ ύψιλον =i:psilon ύπνος - sommeil Play Sound I, (V, F précédé des voyelles A, E, Η) et avec un O se prononce OU
Φ φ φι = fi φωτιά - feu Play Sound F comme Figure
Χ χ χι = hki χήνα - oie Play Sound X un peu comme un H aspiré comme Ich en allemand
Ψ ψ ψι = psi ψάρι - poisson Play Sound PS comme PSychanalyse
Ω ω ωμέγα = o:mèga ώρα - heure Play Sound O long -se rencontre pour la terminaison des verbes

 


Prononciation des groupes de lettres

ΝΤ, ντ se prononce D comme Dormir
ΜΠ, μπ se prononce B comme BonBon
ΟΥ, ου se prononce OU comme mOUdre
ΑΥ, αυ ou se prononce AV comme nAVire
ΑΙ, αι   se prononce É comme École
ΟΙ, οι se prononce I
ΕΙ, ει se prononce I
ΓΚ, γκ se prononce GU comme fiGUe
ΓΓ, γγ se prononce NGU comme friNGUe
ΤΖ, τζ se prononce TZ comme TZigane
ΤΣ, τσ se prononce comme TSar



Depuis la réforme des années 1980, on ne rencontre plus qu’un seul accent tonique en grec.
Il faut accentuer le mot à l’endroit où l’accent est placé.
Attention! cela est obligatoire.
Il n'y a pas de consonnes muettes mais plutôt des consonnes confondues dans certains cas comme on le verra, toutes les lettres se prononcent.

 
   


Les lettres qui se prononcent I
     
Les lettres et les diphtongues ι, η, υ, ει, οι se prononcent i

ιδέα (idé-a) idée
μήλο (mi-lo) pomme
μύθος (mi-thos) mythe
οι
κονομία (ikonomi-a) économie
είναι (i-né) être

 
   



Cas particulier du Υ, υ
     
Lorsque le υ est entre deux consonnes il a la valeur d’un I ordinaire
μύθος , mithos , mythe
πυραμίδα, piramida, pyramide

Lorsqu’il est précédé des voyelles α, ε, η, il a la valeur d’un V
αυγό, avgo, oeuf
ζηλεύω, zilèvo, je suis jaloux

Lorsqu’il est précédé d’une voyelle et suivi des consonnes κ, π, τ, alors il se prononce F
αυτός, aftos, lui
ζηλευτός, zileftos, jalousé

Lorsqu’il est précédé d’un ο il se pronounce OU
μουλάρι, moulari, mullet
μουδιασμένος, moudiasmènos, engourdi
 
 
   



Prononciation du Γ, γ
     
La lettre Γ, γ a une prononciation raclée entre le G et le R
γάλα, gala, lait
γονείς, gonis, parents
γλυκός, glikos, sucré

Lorsque γ est suivi des voyelles ι, ε, υ, η, il se prononce Y comme Yaourt
για, yia, pour
γη, γέα, yi ou yéa, terre
γεωγραφία, yéografia, géographie
γύψος, yipsos, plâtre

Lorsque γ est suivi d’un κ on a un G comme pour Gronder, lanGue
γκρινιάζω, griniazo, je grogne
αγκάλιασμα, angualiasma, étreinte

Lorsque γ est suivi d’un autre γ la prononciation est similaire à la précédente
αγγείο anguio, récipient
φεγγάρι, finguari, lune
 
 
   



Particularité de la lettre sigma, Σ
     
Cette lettre a trois graphies, le sigma majuscule s’écrit ainsi Σ, le sigma minuscule σ et un autre sigma pour la terminaison des mots que l’on note ς. Dans les trois cas, la prononciation est identique c'est-à-dire équivalente à un S français.

Ο σάτυρος, o satirοs, le satyre
Ο ποδοσφαιριστής, O podosféristis, le footballeur
 
 
   



Les consonnes confondues ou muettes
     
Elles représentent une grande difficulté de l’orthographe grecque mais ce sont de cas limités. Il s’agit de consonnes se trouvant côte à côte dans un mot ayant un son identique mais une graphie différente, comme le υ lorsqu’il se prononce V suivi d’un β qui se prononce également V ou d’un υ suivi de la lettre φ

Εύβοια, Èvia, Eubée
εύφλεκτος,
èflektos, inflammable
ευφυής,
èfiis, intelligent
επευφημία, ép
èfimia, ovation, acclamation
 
 
   



les diphtongues
     
La prononciation des diphtongues αϊ, αη, οϊ, οη se lit en les détachant les lettres.

ρωμαϊκός, roma-ikos, romain, adj.
αηδόνι , a-idoni, rossignol
νεοϊδεάτης , néo-idéatis, quelqu’un qui apporte des idées nouvelles
βοήθεια, vo-ithia, aide, secours
 
 
   



Place de l’accent
     
on ne rencontre qu’un seul accent tonique pour accentuer les mots.
Cet accent est placé au début, au milieu ou à la fin d’un mot, il est toujours placé au-dessus d’une voyelle.

Insistance sur la première syllabe
έθνος, èth-nos, nation
άτιμος, a-timos, malhonnête
είσοδος, i-sodos, entrée

Insistance sue la deuxième syllabe
σελίδα , séli-da, page
γραμμάρια, gramma-ria, gramme
διαθήκη, diathi-ki , testament

Insistance sur la dernière syllabe
αριθμός, arithmos, chiffre
λαχαναγορά, lahanagora, marché aux légumes
εκατοστό, ékatosto, centième

Cas avec diphtongues.
χαϊδεύω, ha-idè-vo, caresser
ξεϋφαίνω, ksé-vfè-no, défaire
θεϊκός, thé-ikos, divin
μυϊκός, mi-ikos, musculaire
 
 
   



Place de l’accent selon la fonction d’un mot
     

Le grec étant une langue à déclinaison les terminaisons des mots varient selon leur fonction, très souvent l’accent tonique change aussi de place.

Masculin singulier
Nominatif : ο άγγελος, o an-guélos, l’ange
Génitif : του αγγέλου tou angué-lou, de l’ange
Accusatif : τον άγγελο ton an-guélo, l’ange

Féminin singulier
Nominatif : η διάμετρο, i dia-métro, le diamètre
Génitif : της διαμέτρου, tis diamé-trou, du diamètre
Accusatif : τη διάμετρο, ti dia-métro, le diamètre

Neutre singulier
Nominatif : το σπίτι, to spi-ti, la maison
Génitif : του σπιτιού, tou spitiou, de la maison
Accusatif : το σπίτι, to spi-ti, la maison
 
 
   



Place de l’accent selon dans la conjugaison d’un verbe
     
Tout comme les substantifs, la position de l’accent varie aussi pour les verbes selon le temps où ils sont conjugués

παίρνω, per-no, je prends
έπαιρνα, èper-na, je prenais
παίρναμε, per-namé, nous prenions

βλέπω, vlè-po, je vois
έβλεπα, è-vlépa, je voyais
βλέπαμε, vlèpame, nous voyions

φεύγω, fèv-guo, je pars
έφυγα, è-figa, je partais
φεύγαμε, fèv-gamé, nous partions

Le but de ces exemples est de situer la place des accents, ceci explique pourquoi je ne rentre pas dans des détails grammaticaux.

 

 

 


 

 
    Grec ancien


Cette prononciation dite moderne est valable  en Grèce même pour le grec ancien comme vous pourrez vous en rendre compte dans l'espace vidéothèque ainsi que dans l'espace des auteurs antiques (voir les dialogues de Platon ou Histoire de Thucydide). La prononciation Erasmienne du grec ancien  est une approche étrangère de la langue datant du XVI siècle introduite par Erasme à l'intention des étrangers qui apprenaient le grec.

Pourquoi en Grèce on n'utilise pas la prononciation Erasmiènne?

D'abord cette prononciation est née hors de Grèce, ensuite il faut prendre en compte l'évolution de la langue – la langue grecque a deux évolutions parallèles - Voir l'arbre de la langue grecque - le grec dit moderne qui a évolué à partir de la koinè alexandrine (grec ancien attique vulgarisé de l' époque d'Alexandre le Grand) - et le grec issu du courant atticiste qui est né au 1er siècle avant JC - Le courant atticiste s'opposa vivement à la vulgarisation de la langue et retourna au grec ancien de l'époque classique au niveau de la morphologie de la langue mais pas de la phonétique – Ce grec-là notamment fut utilisé par les Romains comme Cicéron, César à l'époque Gréco-Romaine- il fut aussi adopté par l'église à partir des trois hiérarques mais aussi par de nombreux écrivains Grecs comme Libanios et ses nombreux disciples, Pausanias, Plutarque, Strabon, Orapollon etc... qui utilisaient ce grec issu du courant atticiste - Le grec issu de ce courant se prolongea jusqu'à une époque récente tant pour l' écrit (surplantant souvent la langue démotique) mais aussi à l'oral dans les milieux cultivés - Eugenios Voulgaris avait traduit toute l'oeuvre de Voltaire en grec attique – Ce même courant  aboutit avec la Renaissance de l'Etat grec en 1831 au grec savant avec la fameuse réforme de Korais et devint langue officielle de l'état grec  jusqu'en 1976 -Voir aussi l'espace grec savant de la vidéothèque Homère. A l'intérieur du courant atticiste il existait les plus conservateurs qui désiraient le retour au grec ancien ou attique comme Soutsos et d'autres hommes de lettres – Les atticistes ont toujours parlé grec ancien ou savant avec la phonétique du grec dit moderne - Le grec ancien n'a jamais été une langue vraiment morte.

La phonétique du grec actuel est loin d'être moderne car il s'agit en fait d'une prononciation naturelle basée sur l'évolution de la langue et en rien une reconstitution qui comporte des erreurs, des manques  –

Ex: le Υ (ύψιλον) qui est passé dans l'alphabet latin puis français sous la forme de i-grec et non de u-grec - Le vocabulaire des langues européennes qui utilisent les termes d'origine grecque avec un Y prononcent cette lettre comme I (mythe- myth) - (abysse - abyss) - (analyse - analysis) - (anonyme - anonymous) - (asphyxie - asphyxia) - (cycle - cycle) - (cynique - cynic) - (kyste - cyst) etc... etc.... - et non comme un U

D'autre part cela implique que l'aboiement du chien en grec ancien ΓΑΥ - ΓΑΥ  deviennent ΓΑ U : ΓΑ U : A aucune époque les chiens en Grèce aboyaient en faisant Ga U : mais bien GAV - GAV tout comme en grec moderne.

Cette erreur sur le Y se confirme avec l'alphabet qu'utilise les tsakoniens - Le tsakonien est le seul dialecte grec non issu de la koinè mais du laconien archaïque - La bonne conservation des sons de l'antiquité est due à l'isolement quasi total des  populations (jusqu'à un passé assez récent les habitants de Tsakonie parlaient le tsakonien comme langue maternelle et ignoraient le grec moderne) - il s'agit d'un dialecte dorien antique comme cela est attesté - il est remarquable qu'ils prononcent parfaitement l'esprit Δασεία qui a disparu en grec moderne- mais aussi le F (digamma) , le Q (koppa) etc.. -Je suggère mon article sur le tsakonien ainsi que d' écouter la vidéo que j'ai monté sur ce sujet avec extrait de conversation dialectique et sous-titrage (tsakonien-grec moderne)

- En tsakonien il n'existe pas de littérature proprement dite mais des poèmes et des chansons écrites dans ce dialecte - Pour le son U: assez léger  que l'ont entend rarement, pour quelques onomatopées surtout, ils utilisent un autre lettre qui ressemble à un 8 ouvert en haut plus exactement - cette lettre en dialecte attique est l'équivalent du ou et on la retrouve dans plusieurs écrits - En dorien c'est l'équivalent du son U: quant au Y ( i-grec) en tsakonien ou dorien, il se prononce comme en grec dit moderne c'est-à-dire I - et les chiens en Tsakonie font GAV - GAV et non Ga U : à l'Erasmienne ou même avec la prononciation de reconstitution.

Passons à présent à la diphtongue αι - sur un papyrus rare du 2ème siècle qui est en fait un cours de grec pour apprenants étrangers - il est noté que cette diphtongue se prononçait é c'est à dire comme en grec moderne chez des Eoliens dans l'antiquité qui ne prononçaient pas le ι (iota abscrit) - Malheureusement certains sans apporter de preuves à leurs propos avancent que cette prononciation date du Moyen-âge. Voici plutôt les informations du papyrus en question

 

P.Oxy. III, 469 : manuel de grammaire grecque

Ce fragment d'un grammairien à l'usage des hellénophones non Grecs.

του προσώπου διτς αι δι-

φθόγγου, προσγραφομένου

δτο ι, μσυνεκφωνουμέ-

νου δέ, οονγελ, γελις, γε-

5 λι. ομέντοιγεΑο̣λεςπροσ-

φω̣νοσιγέλ{ε}εςκαβ̣όες λέγον-

τες. κατδτνπαρατατικόν,

κατμντπρτον πρόσωπον,

διτο ων κφέρ̣ε̣ται, πδευ-

10 τέρουκατρίτ[ο]υ προσώπου δι

το α, οονγέλων, γέλας, γέλα.

δ τρίτη τνπερισ̣πωμένω[ν]

[]ημάτων συζυγία κφέρεται κα-

ττννεστταχρ[ό]νον, πδευ-

15 τέρουκα τρίτου προσώπου, δι

τς οι διφθόγγου, οονχρυσ,

χ[ρυσος, χρυσο ]

πε[ ]

πρ[ ]

20 γο[ ]

α[ ]

κ[ ]

γ·[ ]

·υ̣[ ]

25 δι̣[ ]

η[ ]

κ[ ]

·[ ]

·[ ]

30 ·[ ]

κ[ ].

[... Le deuxième type de conjugaison des

verbes contractés

se forme, au présent, à la

deuxième et troisième]

personnes, avec la terminaison

αι,

avec un iota adscrit, qui toutefois

ne se prononce pas; exemple:

γελ, γελις, γελι [gelô, gelâs,

gelâ].

Les Éoliens, quant à eux,

prononcent γελας [gelês] et

βοας [boês].

À l'imparfait, à la première

personne,

la forme est en ων;

à la deuxième et à la troisième

personnes, en α;

exemple : γέλων, γέλας

γέλα, [egelôn, egelâs, egelâ].

La troisième conjugaison des

verbes contractes se forme, au

présent, à la deuxième et

troisième personnes, avec la

terminaison οι;

exemple : χρυσ, χρυσος,

χρυσο [khrysô, khrysois,

khrysoi].

 

 

 

 

Passons à présent à Platon (peut-il y avoir meilleur temoin que Platon?) - Platon dans Cratyle se refère justement à la prononciation de certaines lettres comme le η,  δ , qui rejoignent la prononciation d'aujourd'hui  voici ce qu'il rapporte - Vous pouvez lire le livre en entier avec les traductions sur la page de Platon

 

traduction du passage

Socrate - Tu sais que nos ancêtres faisaient beaucoup l'usage des lettres ι (Ι) et δ(Δ) chose que l'on remarque toujours chez le langage des femmes qui conservent mieux que nous l'ancienne tradition - alors qu'aujourd'hui nous substituons ει et η(Η) au  ι(ι) et le ζ(Ζ) au δ(Δ) parceque ces lettres nous paraissent avoir plus de noblesse.

Hermogène - Dans quel cas??

Socrate - Par exemple autrefois on disait tantôt "ἱμέρα tantôt ἑμέρα- aujourd'hui nous disons ἡμέρα (jour)

Hermogène - En effet

Socrate - Ne vois-tu pas aussi que le terme ancien répond seul à la pensée de celui qui créa les noms? C'est parce que les hommes désiraient ἱμείρουσιν de voir succéder la lumière aux ténèbres de la nuit, qu'ils ont donné au jour le nom de ἱμερα

 

Platon nous explique qu'il existait deux prononciations pour le η (Η) tantôt comme un é tantôt comme un i comme aujourd'hui. Je ferai remarquer que la variation pour le η (Η) selon les termes tantôt en i tantôt en é est un phénomène que l'on retrouve de nos jours encore dans le dialecte grec du Pont-Euxin, cette caractéristique se retrouvait également dans le dialecte grec Cappadocien- Platon voit aussi qu'au niveau du δ (Δ) il y avait confusion avec ζ(Ζ) c'est à dire un son là aussi proche de celui qu'on entend de nos jours - Ces éléments rapportés par Platon qui vivait à l’époque classique sont une preuve indéniable.  

Ce dialogue met en relief que dans l'antiquité, il y avait confusion sur la prononciation de certaines lettres.  De plus il faut tenir compte que le dialecte attique comportait de nombreuses variantes locales phénomène que l'on retrouve dans la plupart des dialectes grecs. Cette confusion existe aussi pour le cas du B. Les adeptes de la prononciation Erasmienne ou de reconstitution se base surtout sur le fameux  Βῆ Βῆ  ou des exemples comme celui de γαμβρός qui s'écrit aujourd'hui γαμπρός  car μπ =B pour soutenir leur point de vue  mais  ils omettent de prendre en exemple  les cas où l'orthographe du B remplacait le F (δίγαμμα) qui se prononçait VE (le F (δίγαμμα)  existe encore dans le dialecte tsakonien de nos jours). Dans le dialecte tsakonien qui provient du dorien et non de la Koinè  le son V pour B est bien présent et là il s'agit d'un témoignage vivant que nul ne peut contester.   Voici deux exemples  mais il en existe bien d'autres sur le Liddell Scott que vous pouvez consulter dans la Bibliothèque Homère - Section 1   Comme on peut s'apercevoir ici,  le second terme est un des termes les plus anciens de la langue grecque puisqu'il s'agit du terme   " soleil  " -  Et comme dit le proverbe grec :   Οὐδὲν κρυπτὸν ὑπὸ τὸν ἥλιον (ἢ ἀβέλιον καί ἀFέλιον)   - Rien ne peut être caché par le soleil  

 

Ici il s'agit d'une épigraphie  du 7ème siècle avant JC retrouvée à Corinthe où le terme ἀμοιβὴ est mentionné ἀμοιϝάν avec  ϝ  (δίγαμμα)

 

Ces exemples attestent bien que l'on avait le son V pour B dès la haute antiquité.

Au 9eme siècle on a naissance de l'alphabet glagolitique qui précéda l'un siècle le cyrillique (alphabet basé sur le grec mais aussi l'hébreu pour transcrire le vieux slavon) - Examinons la prononciation des lettres en comparaison au grec - Il ressort que le B se prononçait V et non B et que le H se prononcent I qui est d'ailleurs une prononciation très ancienne comme le fait remarquer Platon pour le Η dans Cratyle.

 

Voici à présent la phonétique du grec telle qu'elle est enseignée dans différents pays - Ils utilisent l'Erasmienne en l'adaptant à la phonologie de leur langue d'origine voir Wiki en anglais  et non pas à celle du grec - De plus un étranger est souvent incapable d'accentuer correctement les mots sur les accents toniques alors qu'un Grec le fera correctement donnant ainsi un résultat bien plus vivant.

Quelle était la prononciation du grec du Vème siècle ?? - Mes remarques ne sont point pour dire que la prononciation est inchangée cela serait ridicule après plus de 2500 ans  mais le problème majeur réside sur le fait qu’il n’y avait pas une prononciation unique du grec attique et standardisée et qu’il comportait de nombreuses variantes locales comme cela est le cas pour les autres dialectes grecs. L’autre inconvénient est qu'on ne possède  aucun enregistrement sonore– Les meilleurs témoins restent les dialectes comme:  le tsakonien, le chypriote , le grec du Pont Euxin etc..  qui donnent des informations précieuses (les tsakoniens prononcent toujours l'esprit δασεία, les chypriotes la double consonne etc...),  les papyrus sur les cours grec, les fautes d'orthographe sur les épigraphies, les jeux de mots d'Aristophane plus que les approches théoriques surtout au niveau des diphtongues.

Il ne faut pas perdre de vue également que la langue grecque  remonte au moins au Mycénien et les premières œuvres de la littérature européenne l’Iliade et l’Odyssée d’ Homère furent rédigées  dans un autre dialecte que l’attique. Aussi le choix en Grèce d’utiliser la prononciation du grec dit moderne pour le grec ancien se trouve justifiée car il s’agit d’une prononciation issue d’une évolution naturelle et non artificielle.

 

 




Les principales abréviations que l’on rencontre dans un texte grec

     

κτλ. και τα λοιπά, etcetera .
αρ. αριθμός, numéro, nombre
βλ. βλέπε , voir
γραμμ. γραμμάρια, grammes
Κος. κύριος, monsieur
Κα. κύρια , madame
Δδα. δεσποινίδα, mademoiselle
δηλ. δηλαδή, c’est à dire
π.μ. προ μεσημβρία, avant midi (exemple 7 π.μ. 7 h du matin)
μ.μ. μετά μεσημβρία, après-midi (exemple 7 μ.μ. 7h du soir)
μ.Χ. μετά Χριστού, après Jésus Christ
π.Χ. Προ Χριστού, avant Jésus Christ
σημ. σημείωση, note
χιλ. χιλιάδες, milliers
χμ. χιλιόμετρα, kilomètres
τ.μ. τετραγωνικά μέτρα, mètres carrés
μ. μέτρα mètres
κυβ. κυβικά, cubes
ΥΓ. υστερόγραφο, post-scriptum
σ. σελίδα page
π.χ. παραδείγματος χάρη, exemple
δρχ. δραχμές, drachmes
Αγ. Γρ. Αγια Γραφή, Ecriture Sainte
άγ. άγιος, saint


Α. ανατολικός, Est
Β. βόρειος, Nord
Δ. δυτικός, Ouest
Ν. νότιος, Sud

ΒΑ βορειοανατολικός , Nord Est
ΒΔ βορειοδυτικός, Nord Ouest
ΝΑ νοτιοανατολικός Sud Est
ΝΔ νοτιοδυτικός, Sud Ouest

Ιαν. Ιανουάριος, Janvier
Φεβ. Φεβρουάριος, Février
Μάρτ. Μάρτης, Mars
Απρ. Απρίλιος, Avril
Μάη Μάη, Mai ( pas d’abréviation)
Ιουν. Ιούνιος, Juin
Ιουλ. Ιούλιος, Juillet
Αύγ. Αύγουστος, Aout
Σεπτ. Σεπτέμβριος, Septembre
Οκτ. Οκτώβριος, Octobre
Νοέμβρ. Νοέμβριος, Novembre
Δεκ. Δεκέμβριος, Décembre
 
 
   



La ponctuation grecque
     

. τελεία téli-a : point (Pour achever une phrase )
, κόμμα ko-ma : virgule (Pour marquer un petit arrêt dans la phrase)
άνω τελεία a-no téli-a : point d’en haut (Pour marquer un arrêt plus petit qu’un point mais plus grand qu’une virgule)
; ερωτηματικό érotimatiko :

(Attention ! le point virgule est un point d’interrogation grec)
! θαυμαστικό thavmatiko : point d’exclamation (Pour monter l’admiration, la surprise comme en français)
: διπλή τελεία téli-a : deux points ( Pour donner un résultat ou faire une énumération)
απόστροφος apos-trofos : apostrophe ( Joue le même rôle qu’en français)
αποσιωπητικά aposiopitika : points de suspension (Montrent que la phrase n’est pas achevée)
- παύλα pav-la : tiret ( Lors d’un dialogue pour déterminer les personnes qui parlent)
-……- διπλή παύλα dipli pav-la : double tiret (Joue le rôle de la parenthèse)
(……..) παρένθεση paren-thési : parenthèse (On y enferme un mot, une phrase qui expliquent ou complètent l’idée de celle-ci)
«…….» εισαγωγικά isagogika : guillemets (On y enferme le mot ou les mots formulés par une personne)
 
 
         
         
    - Voir aussi les dialogues sonores pour débutants que j'avais également enregistrés
     
     
     

 

 

 

 

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