Auteurs du courant Atticiste
 
 Hélène Kémiktsi


      Libanios  
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Oeuvres de Libanios - Divers livres - Mosaiques sur Andioche - Textes en ligne

 

Libanios - Λιβάνιος en grec ou  Libanius en latin, était un écrivain, un rhéteur langue grecque appartenant au courant atticiste originaire d'Antioche (Syrie) qui naquit autour de 314 après JC, et mourut au alentour de 393 après JC ).

 Il fut Professeur de rhétorique à Constantinople, à Nicomédie, et Antioche;  il était également  un conférencier de grande renommée,  un sophiste qui légua une œuvre immense.  

Libanios compta également de très nombreux disciples toutes nuances confondues parmi lesquels Basile de Césarée, Chrysostome,  Grégoire de Nazianze qui furent plus tard les Hiérarques qui adoptèrent le grec classique issu du courant atticiste  comme langue officielle de l'église. Quant à Libanios il resta fidèle toute sa vie à la religion dodécatheiste grecque et aux valeurs héritées de l’antiquité. 

Libanios découvrit la rhétorique à l'âge de 14 ans qui le marqua durant toute sa vie. Il suivit un parcours assez atypique pour ses études rejetant l’enseignement de Zenobios d’Elysa  le jugeant de piètre qualité. Il préféra se former en autodidacte, avec  l’aide d'un bon grammatiste qui fut probablement Didymos avant de poursuivre ses Etudes à Athènes autour de 336 après JC.

Par la suite,  il Enseigna la rhétorique à Constantinople, puis à Nicomédie. C'est dans cette dernière ville que l'Empereur Julien avec qui il se lia d'amitié eut ses premiers contacts avec lui. Il demeura ensuite à Andioche jusqu'à la fin de sa vie.

 

L’œuvre de Libanios est immense car il fut un véritable bourreau de travail.  Il constitue sans nul doute une des sources majeures de renseignement de l’antiquité tardive.

 

 

 

Correspondance de l'Empereur Julien à Libanius

LETTRE XXVII (01) (traduite en français)

Il lui raconte son voyage chez les Perses.

Je suis arrivé à Litarbes (03) ; c'est un bourg de la Chalcide : le hasard m'y a fait rencontrer une route où sont les restes d'un camp d'hiver des Antiochicas (04). Bornée, je crois, d'un côté par un marais, de l'autre par une montagne, elle est âpre partout. Près du marais gisent des pierres, qui sont là comme jetées à dessein, sans qu'une main les ait travaillées, mais à la façon de celles que posent dans les villes les constructeurs des rues, qui au lieu de chaux, lient leurs pierres avec du mortier et les assemblent comme on fait pour un mur. Ce passage franchi avec quelque peine, je suis arrivé à ma première étape. Il était environ neuf heures. Je reçus dans ma maison la visite d'une grande partie de vos sénateurs (05). Peut-être sais-tu déjà quel a été le sujet de notre conversation; en tout cas tu l'apprendras de notre bouche, s'il plaît aux dieux.

De Litarbes, je me suis rendu à Béroé (06). Jupiter nous y a donné tous les signes favorables et témoigné manifestement sa protection. En m'y arrêtant une journée, j'ai visité la citadelle et immolé un taureau blanc à Jupiter, suivant le rite royal. J'ai eu quelques moments d'entretien avec le Sénat sur les affaires de religion. Tous ont applaudi à mes paroles. mais peu ont été convaincus, et c'étaient justement ceux que je savais bien pensants avant mon discours : sous prétexte de franchise, ils se sont laissés aller à dépouiller et à perdre tout respect. Car le grand défaut des hommes, j'en atteste les dieux, c'est de rougir du bien, de la grandeur d'âme, de la piété, et de se glorifier au contraire des choses les plus honteuses, telles que le sacrilège, la mollesse de l'esprit et du corps.

De là j'arrive à Batné (07), séjour auquel je n'ai rien vu de comparable chez vous à l'exception de Daphné (08), qui maintenant ressemble à Batné. Naguère, quand elle avait encore son temple et sa statue (09), je n'aurais pas hésité à comparer, que dis-je? à préférer Daphné à l'Ossa, au Pélion, aux cimes de l'Olympe et aux vallées de Thessalie. Le lieu est consacré à Jupiter Olympien et à Apollon Pythien. Mais tu as composé sur Daphné un éloge (10) tel que pas un mortel, vivant aujourd'hui (11), n'en pourrait faire le semblable, même en y travaillant de tous ses efforts, et je crois que l'on n'en eût pas trouvé beaucoup chez les anciens. Que puis-je donc entreprendre d'écrire sur un sujet que tu as si brillamment traité? Me préserve le ciel d'y songer! Je reviens à Batné : le nom est barbare; mais le pays est grec (12). D'abord les vapeurs de l'encens circulaient autour de la contrée, et partout nous voyions de pompeux sacrifices : cependant ce zèle, tout en me causant un vif plaisir, me parut un peu trop chaud et poussé au-delà des bornes du culte que l'on doit aux dieux. Car toutes ces cérémonies doivent s'accomplir tranquillement, loin de la foule, sans autres témoins que ceux qui apportent aux dieux les offrandes et les objets sacrés. Mais, avant peu sans doute, nos soins remédieront à ces abus. Batné m'a paru située dans une plaine boisée, avec des plants de jeunes cyprès, parmi lesquels pas un arbre vieux ou pourri, mais tous couronnés d'une chevelure verdoyante. La résidence royale n'a rien de somptueux : elle est de terre et de bois, sans aucun ornement; le jardin, plus modeste que celui d'Alcinoüs, est comparable au jardin de Laërte (13). On y voit un tout petit bosquet planté de cyprès : le long de la clôture sont des arbres de la même essence, nombreux, bien rangés, bien alignés : au milieu, des carrés où poussent des légumes et des arbres qui donnent toutes sortes de fruits. Qu'y ai-je donc fait? Un sacrifice le soir, et le lendemain de grand matin, comme j'ai l'habitude de le faire ponctuellement chaque jour. Les victimes propices, nous nous sommes dirigés vers la ville (14), où les citoyens sont venus à notre rencontre. J'ai été reçu chez un hôte que je voyais pour la première fois, mais que j'aimais depuis longtemps. La raison, je sais que tu la connais, mais il m'est doux pourtant de te la redire. Entendre parler ou parler moi-même de ces sujets-là, c'est pour moi du nectar. Élève du divin Jamblique (15), Sopater est, en outre, son gendre. Ne pas aimer de tout cœur de pareils hommes serait à mes yeux la plus vile des injustices. Mais j'ai aussi une raison plus grande encore. Il a reçu chez lui mainte et mainte fois mon cousin et mon frère germain (16) et, pressé souvent par eux, comme cela devait être, de renoncer au culte des dieux, il a su se préserver, chose difficile, de cette maladie.

Voilà ce que j'avais à t'écrire d'Hiérapolis (17) au sujet de mes affaires personnelles. Quant aux faits militaires et politiques, il faudrait, je crois, que tu fusses là pour en juger et t'y intéresser. Or, ce sont des choses, tu le sais bien, trop compliquées pour être mises dans une seule lettre, et difficiles même à faire entrer dans trois lettres, quand on se pique d'exactitude. Je veux cependant t'en parler, et je vais t'en dire quelques mots. J'ai envoyé des députés aux Sarrasins (18), pour les inviter à venir, s'il leur plaît. Première affaire. Autre chose : j'ai fait partir quelques éclaireurs, à I'œil bien ouvert, de peur que quelque espion n'aille d'ici prévenir en secret les ennemis des mouvements que nous dirigeons contre eux. J'ai ensuite jugé un procès militaire avec beaucoup de douceur, je me plais à le croire, et beaucoup d'équité. Je me suis procuré un grand nombre de chevaux et de mulets et j'ai réuni toute mon armée. Mes bateaux de rivière sont pleins de blé, ou plutôt de pains secs et de vinaigre. Comment tout cela s'est fait et que de paroles il a fallu dire pour chacune de ces opérations, quelle longue histoire il faudrait pour le raconter, n'est-ce pas? Et puis toutes les lettres que j'ai écrites, et les mémoires où je consigne tout ce qui nous est de favorable augure, mémoires qui me suivent partout, à quoi bon se donner la peine d'en faire l'énumération (19)?

 

 

 

 

Ses oeuvres

-une soixantaine de discours sur des thèmes tel que l’art oratoire, la justice ou les problèmes relatifs à la vie des écoles et des grandes cités d’orients. On peut citer :

- Autobiographie, en deux parties écrites entre 374 et 392

- Le panégyrique de Constance II (Basilikos logos) (346)

- L'éloge d'Antioche (356) (Antiochikos)

- Discours de bienvenue à Julien (Prosphonétikos) (362)

- Aux Antiociens sur la colère de l'Empereur (363)

- L'éloge funèbre de Julien (Epitaphios logos) (365)

- Pour les sanctuaires (Pro templis) (386)

- 51 déclamations portant essentiellement sur des sujets historiques et mythologiques

- 1545 lettres adressées à des empereurs, des préfets, à des rhéteurs, des philosophes ou des évêques.

 

 Œuvres  de Libanios que l'on trouve en grec moderne en librairie grecque

L' œuvre intégrale Edition Kaktos 

Λιβάνιος. Άπαντα, Λόγοι 1: Βίος ή Περί της εαυτού τύχης τομ.1, εκδ. Κάκτος, Αθήνα 2002 , Άπαντα 2 : Λόγοι 2: 2ος Προς τους βαρύν αυτόν καλέσαντας, 3ος Προς τους νέους περί του λόγου, 4ος Περί του μη ληρείν, 5ος Άρτεμις, 6ος Περί απληστίας, 7ος Ότι το πλουτείν αδίκως του πένεσθαι αθλιώτερον, 8ος Περί πενίας, 9ος Εις τας Καλάνδρας, 10ος Περί του πλέθρου ,τομ 2, εκδ. Κάκτος, Αθήνα 2002, Άπαντα 3 : Λόγοι 3: 11ος Αντιοχικός , τομ.3, εκδ. Κάκτος, Αθήνα, 2004

 

Diverses Editions

Λιβανίου. Υπέρ των Ελληνικών Ναών, απόδοση Γιάννης Αβραμίδης, Στέλλα Μητσάκα , Εκδόσεις ΘΥΡΑΘΕΝ ΕΠΙΛΟΓΗ, Θεσσαλονίκη 1998.

Λιβάνιος. Προς Θεοδόσιον τον βασιλέα υπέρ των ιερών, απόδοση Αφροδίτη Καμάρα, εκδ. Κατάρτι,Αθήνα, 1998

Λιβάνιος. Αντιοχικός / Λιβανίου · απόδοση Αφροδίτη Καμάρα, εκδ. Κατάρτι,Αθήνα, 1999

 

 

 

 



Divers livres sur Libanios

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ΛΙΒΑΝΙΟΣ-http://www.projethomere.com by Helene Kemiktsi












Mosaiques sur Anchiode à l'époque de Libanios

 

 

 

Vous pouvez cliquer sur les miniatures des mosaïques pour agrandir

 









 Bibliographie- Livres en ligne
 

    Λιβάνιος (Έκδοση  Richard Forster - Libanii Opera - Grec ancien)

                  Tome 1 (A)  - Tome 1 (B) - Tome 2 - Tome 3 - Tome 4  - Tome 5 - Tome 6

                                Tome 7 - Tome 8 - Tome 9 - Tome 10 - Tome 11 - Tome 12 (index)

 

 

J'ai mis en ligne une grande partie des tomes sauvés de Richard Forster mais pour l'instant les tomes 8 - 11 et 12 ne sont pas disponibles -  A noter que les œuvres de Libanios n'ont jamais  été traduites en français -

 


 

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A voir également

Livres, documents dans diverses langues et études sur Libanios

 

 

 





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