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Sous la tyrannie de Denys, un certain Phidias, pythagoricien, qui, pour avoir comploté contre le tyran, allait incessamment être supplicié, demanda à Denys un sursis afin de régler au préalable ses affaires, ajoutant qu’il laissait [ à sa place] un de ses amis comme garant [ de sa bonne foi] . Comme le tyran s’étonnait de ce qu’il existât un tel ami, susceptible de se faire emprisonner pour un autre, Phidias fit appeler une de ses connaissances, un dénommé Damon, philosophe pythagoricien, lequel sur le champ se porta garant. Si certains louaient cette amitié portée au plus haut degré, d’autres condamnaient l’inconscience et la folie du garant. A l’heure prescrite, tout le peuple se précipita, impatient de voir si Phidias maintiendrait son engagement. Le délai était presque expiré quand Phidias, alors qu’on ne s’y attendait plus, à la toute dernière minute, arriva en courant. Alors, Denys, qui n’en revenait pas / époustouflé, fit remise de sa peine à l’inculpé et il leur demanda de bien vouloir l’accepter, lui-même, comme troisième ami.
"αιτήσατο παρά του Διονυσίου" : dans le cas présent, je traduirais volontiers cet aoriste par un plus-que-parfait, avait demandé. Qu'en penses-tu, Hélène ? C'est "exprès" que j'ai traduit "της προς τους φίλους ευνοίας" par amitié tout court. Désolée pour les esprits et accents circonflexes et graves, je ne peux faire que des carrés ...
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